En bref
L’ESSCA veut lever 10 millions d’euros en cinq ans
L’ESSCA d’Angers lance en novembre 2009 sa première campagne de fundraising, avec pour objectif de collecter dix millions d’euros en cinq ans, auprès des diplômés et des entreprises partenaires.
L’école de management privée met actuellement en place un fond de dotation, afin d’assurer la campagne puis de financer les développements de l’ESSCA. « Actuellement, les frais de scolarité constituent l’essentiel des ressources de l’ESSCA, qui fonctionne sous statut associatif, indique la direction. L’action de fundraising doit apporter des ressources nouvelles qui permettront à l’école d’atteindre plus vite les objectifs de son plan de développement. »
Ces ressources serviront en effet à financer les nouveaux locaux dans lesquels l’ESSCA souhaite transférer son campus parisien, jusqu’alors implanté au Pôle Leonard de Vinci à la Défense (92), à recruter de nouveaux professeurs-chercheurs de haut niveau, à obtenir de nouveaux labels, et enfin à doubler le nombre de boursiers d’ici 2012.
30.10.09
Aller plus loin
HEC sort l'artillerie lourde pour lancer sa campagne de levée de fonds. La grande école a choisi le siège de la CCIP, le 17 octobre 2008, pour attirer les regards de ses futurs généreux donateurs sur sa fondation. Celle-ci s’est fixé une collecte de 100 millions d'euros sur une période de cinq ans.
Actuellement implanté au Pôle Léonard de Vinci à La Défense (92), le campus parisien du Groupe ESSCA sera transféré à Boulogne-Billancourt (92) dès la rentrée 2010. « Nous arrivons en fin de bail dans nos locaux de La Défense, explique Catherine Leblanc, directrice générale du Groupe ESSCA. Et nous étions à l’étroit ! » Sa nouvelle implantation va permettre à l’ESSCA de doubler sa capacité d’accueil.
Jusque là exceptionnelle dans l’enseignement supérieur, la levée de fonds ou fundraising pourrait bien devenir rapidement la norme. Ecoles et universités n’ont de cesse d’accroître leurs ressources propres, qu’elles proviennent d’anciens élèves ou d’entreprises. La loi du 1er août 2003, dite loi Aillagon sur le mécénat, les y aide.
Dopées par la loi autonomie de 2007, les universités sont de plus en plus nombreuses à se lancer dans la levée de fonds privés. Les fondations, partenariales ou universitaires, se créent et beaucoup sont en gestation. Une trentaine selon le ministère. Parmi les difficultés qui les attendent, le problème de la concurrence, d’autant plus aigu dans le contexte de crise économique actuel.
Les grandes écoles de management françaises ont su développer leur particularisme dans un contexte de crise économique qui les met en première ligne. Le palmarès 2010 de l’Etudiant confirme les têtes de liste de l’an passé, mais se traduit par cinq nouvelles entrées dans le classement et de nouveaux critères mesurant la diversité des profils étudiants recrutés.











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