En bref
Davantage de boursiers en classes moyennes !
Si la proportion globale des étudiants boursiers n’a guère évolué depuis 2001, la structure des bénéficiaires s’est modifiée, selon la Note de la DEPP de mai 2007. Sur les 522 242 boursiers de l’enseignement supérieur pour l’année scolaire 2005-2006, la proportion de ceux issus de la classe moyenne s’accroît. Parallèlement, le poids des étudiants d’origines défavorisées (ouvriers, inactifs, retraités), composant auparavant la moitié des boursiers, n’a cessé de diminuer depuis 1997 pour s’établir à 42,3 % en 2005. Le montant maximal des attributions peut atteindre 3 607 € par an.
Ces bourses, octroyées sur critères sociaux, constituent toujours le gros des aides financières de l’État et concernent 95 % des étudiants boursiers. Au total, ce sont les STS qui accueillent le plus de boursiers (42,8 %), devant l’université (28,8 %), les grandes écoles de commerce et d’ingénieurs (23,5 %), loin devant les classes prépas (19 %). Mais c’était avant les mesures de cet hiver demandant à ces prépas de davantage s’ouvrir aux jeunes de zones défavorisées...
04.06.07
Aller plus loin
Aurélien Casta vient de recevoir une mention de l’OVE (Observatoire de la vie étudiante) pour son mémoire de master 2* à Paris 10 intitulé « L’action publique dans les ressources financières des étudiants en France et en Angleterre depuis les années 1980 : bourses et prêts ». Sa comparaison met en évidence le développement diamétralement opposé de chacun des systèmes d’aides aux étudiants de part et d’autre de la Manche.
Eva Clouet a été projetée sous le feu médiatique début 2008 à la sortie de son essai La prostitution étudiante à l'heure des nouvelles technologies de communication - publié en même temps et chez le même éditeur (Max Milo) que le témoignage d’une étudiante sur sa prostitution. Etudiante en master 2, elle vient de recevoir une mention spéciale de l’OVE (observatoire de la vie étudiante) pour son mémoire de sociologie sur ce thème (université d’Angers). Alors qu’aucun chiffre n’existe sur la prostitution étudiante, elle ouvre un champ de recherche encore inexploré. Son étude se fonde sur des entretiens sociologiques de quatre escorts-girls, d'un escort-boy et de deux clients, tous adeptes de forums internet d’échanges et de rencontres.








