En bref
L’armée de l’air lance une campagne de recrutement auprès des jeunes
Après sept ans d’absence des spots publicitaires, l’armée de l’air lance une vaste campagne de communication à destination des jeunes. En ligne de mire, le recrutement de 2 000 jeunes. Budget de l'opération : 3,8 millions d’euros. Lancée en septembre 2011 sur les écrans de télévision, au cinéma, sur les panneaux d’affichage et sur Internet, elle vise à gommer l’image élitiste de ce recruteur hors-norme.
Donner une image réaliste de ses métiers en valorisant leur diversité, voici le pari de l’armée de l’air. « Les jeunes imaginent un employeur élitiste à la recherche de profils experts, ce qui est très loin de la réalité », souligne Julien Carette, directeur général adjoint d’Euro RSCG C & O, l’agence qui a réalisé la campagne de communication.
« Ils pensent spontanément au pilote et au contrôleur aérien, alors qu’il y a aussi des pompiers, des informaticiens, des secrétaires ou des manutentionnaires », détaille le général de corps aérien Herbert Buaillon, DRH de l’armée de l’air. De fait, une cinquantaine de métiers coexistent, accessibles à partir de la troisième et jusqu’au bac + 5.
« Pour faire voler nos avions, il faut toute une armée »
« L’interdépendance des métiers est le fil conducteur du clip vidéo, poursuit Herbert Buaillon. Le mécanicien ne sait pas faire le métier du pilote, et inversement, ce qui implique une confiance mutuelle, au cœur de notre culture d’entreprise. » Ainsi, le slogan Pour faire voler nos avions, il faut toute une armée, grâce auquel Euro RSCG C & O a remporté l’appel d’offre, met l’accent sur leur complémentarité. « Dans ce slogan, on retrouve à la fois l’image mythique de l’avion et la chaîne de responsabilités que représente l’armée », précise le directeur général adjoint de l’agence.
2 000 recrutements par an
En cinq ans, l’armée de l’air va réduire ses effectifs de 25%, en passant de 60 000 à 45 000 hommes. « Le prix à payer pour sa modernisation », selon le chef d’état major Jean-Paul Palomeros. Ce qui ne l’empêche pas de vouloir recruter des cohortes de jeunes, « qui ont compris l'importance de l'informatique et ont une appétence pour l'aéronautique », afin de préparer l’avenir.
Sur les 2 000 embauches annuelles prévues : environ 900 sous-officiers (principalement des mécaniciens, «coeur battant de l'armée de l'air »), 900 techniciens et 200 officiers. La moitié sur contrat, l’autre de carrière.
« Pour le recrutement, le web est notre outil de combat », affirme le colonel Jean-Pierre Duvoisin, chef du bureau recrutement de l’armée de l’air. L’armée de l’air, la plus féminisée des trois, avec 22 % de femmes, a mis en place un nouveau site carrière, organisé sous la forme d’un tableau de bord, qui permet de postuler en ligne et de prendre rendez-vous avec le CIRFA (Centre d’information et de recrutement des forces armées).
La campagne de communication va s'étaler sur les trois prochaines années, avec un budget prévisionnel total de 9,5 millions d'euros. Pour 2011, le budget s'élève à 3,8 millions d'euros et a été consacré pour une large part à la création des supports.
05.10.11
Aller plus loin
Le service documentation d'Educpros vous propose une revue de presse de l'emploi et des secteurs d’activité pour la semaine du 25 septembre au 1er octobre 2011.
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Depuis quelque temps, un vent de képis, de treillis et de garde-à-vous souffle sur les écoles de commerce. Plusieurs d'entre elles (Reims Management School, l'Essec, l'Inseec, l'ESC Toulouse...) ont signé ces derniers mois des partenariats avec des écoles de formation de l'armée. Objectif : envoyer sous les drapeaux quelques étudiants volontaires pendant une semaine, six mois ou un an, au cours d'une période de césure ou à la place d'un stage en entreprise. L'Essec est même allée plus loin ce printemps 2010 avec la création d'un double diplôme avec Saint-Cyr.













