En bref
Polytechnique a levé 20 millions d’euros en un an
En mars 2008, Polytechnique lançait une vaste campagne de levées de fonds en direction de ses anciens élèves. Un an plus tard, l’objectif de collecter, d’ici à 2012, 25 millions d’euros se rapproche puisque 19,6 millions d’euros de dons et d’engagements sont déjà enregistrés. Une telle somme pourrait faire passer les ressources propres de l’école de 12 à 20 % du budget.
Pour cette opération, l’X a su s’adjoindre les services d’une spécialiste, en débauchant Marie-Stéphane Marradeix, qui avait coordonné en 2002 la levée de fonds de l’ESSEC. Portée par la Fondation de l’École polytechnique et par deux autres structures créées pour l’occasion aux États-Unis et en Grande-Bretagne, la collecte ne vise que les anciens élèves, donateurs à titre individuel. Le palmarès est déjà impressionnant avec quatre donateurs « diamant », à plus d’un million d’euros chacun.
Les entreprises n’hésitent pas non plus à soutenir l’X, notamment par le biais de chaires. Les dons sont plus rares, même si, à l’automne, le spécialiste américain des solutions pour mobiles Qualcomm annonçait avoir versé à l’association « Friends of École polytechnique » la coquette somme de 500 000 $. Cette levée de fonds servira deux axes : l’international et la recherche.
Valorisation de la recherche et promotion à l'international
« Nous comptons attirer davantage d’enseignants et d’étudiants étrangers en leur proposant des packages et autres conditions de travail attractives, précise Marie-Stéphane Marradeix. La valorisation de la recherche passera par la construction de 6 000 m2 de nouveaux laboratoires, mais aussi par des moyens plus importants pour les trois grands domaines que sont les nanotechnologies, la biologie et la mécanique liée à l’environnement.
Une partie des montants récoltés sera enfin allouée sous forme de bourses dans le cadre de la politique menée pour favoriser l’égalité des chances au sein de l’école. »
17.03.09
Aller plus loin
L’ENSTA ParisTech devrait être la première école d’ingénieurs à déménager sur le plateau de Saclay dans le cadre du plan campus. Logique : la décision est prise depuis 2006. Le ministère de la Défense veut récupérer les locaux de l’école situés dans le 15ème arrondissement de Paris pour en faire un « Pentagone à la française ». Se désengager des TIC L’ENSTA doit s’implanter à côté de l’Ecole polytechnique, à Palaiseau. Un permis de construire doit être déposé dans le courant de l’été 2009 pour une livraison au printemps 2012. Un déménagement qui donne l’occasion à l’ENSTA de clarifier son positionnement. L’école souhaite ainsi se recentrer sur l’énergie et les transports. Deux secteurs vers lesquels se dirige aujourd’hui un diplômé sur deux. Pour mettre en cohérence ce positionnement et son activité réelle, l’ENSTA a décidé de se désengager des TIC, dans lesquels se lance un diplômé sur quatre. Elle est en pourparlers avec Télécom ParisTech pour un transfert de ses personnels dans ces domaines. Vaste chantier !
Nouvelle étape dans notre série sur les fondations, l'université lyonnaise Claude Bernard. Elle a lancé à la rentrée 2008 la « fondation Lyon 1 », destinée à renforcer le lien avec les entreprises. Son point fort ? Les entreprises peuvent savoir ce que deviennent leurs dons et même les flécher, en amont, sur l'un des 12 projets thématiques définis par l'université.
Après les universités d'Auvergne, de Strasbourg, d'Aix-Marseille 2 notamment, suite de notre série sur les fondations universitaires et partenariales, avec l'université de Technologie de Compiègne (UTC).
« Classé X, Petits secrets des classes prépa ». Un ancien taupin passé par Polytechnique, Teodor Limann, en "repenti", revient avec ironie sur son expérience de la filière gagnante « Maths sup, Maths spé, Polytechnique ». Une réussite qu'il considère comme « un poison autant qu’une bénédiction ». Son livre, publié à la Découverte, sort en librairie le 2 avril 2009. Présentation et extrait.
HEC sort l'artillerie lourde pour lancer sa campagne de levée de fonds. La grande école a choisi le siège de la CCIP, le 17 octobre 2008, pour attirer les regards de ses futurs généreux donateurs sur sa fondation. Celle-ci s’est fixé une collecte de 100 millions d'euros sur une période de cinq ans.
Dans les universités, les annonces de création de fondation se multiplient. Nous vous proposons de nous arrêter sur les premières qui se mettent en place dans une série d’éclairages à paraître au cours des semaines à venir. Premier arrêt dans la capitale alsacienne où la future université unique est aussi en train de mettre en place une fondation partenariale. Un premier arrêt dicté par l’actualité : le 22 octobre 2008, les statuts de l’Université de Strasbourg (UdS) étaient discutés lors de la deuxième réunion de son assemblée constitutive. Ils n'ont finalement pas été adoptés faute d'un quorum suffisant.













Commentaires
maumau - 19-03-09 10:29
ok encore du bonus pour les écoles à fore de privatiser seuls les étudiants qui ont des relations trouveront du travail les autres dans les seront obligés de faire des petits boulots pour faire des études et le résultat sera plus du tout de promotions sociales et une refondation de la société française à l\'américaine...vive le libéralisme mm ds l\'éducation..
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