En bref
Le SNES claque la porte des discussions sur la réforme du lycée
Partira, partira pas... partira. Le principal syndicat d’enseignants des collèges et lycées s’est retiré des discussions sur la réforme du lycée, le 9 octobre 2008, après sa rencontre avec Jean-Paul de Gaudemar. Parmi les principaux points d’achoppement relevés par le SNES dans un récent document, deux expliquent en particulier sa sortie : d'une part la suppression des séries actuelles et de la spécificité de la voie technologique et d'autre part l'éventuelle réduction des horaires de cours des lycéens à 27 heures contre une fourchette de 28 à 30,5 heures aujourd’hui. Le syndicat réclame en outre que les discussions sur l’évolution du métier enseignant soient menées en parallèle de celles sur le nouveau lycée.
Le ministère de l’Education nationale a indiqué que les discussions se poursuivaient sur la réforme du lycée en dépit du départ du SNES, avec les autres organisations syndicales, les parents et les lycéens. "Nous prenons acte du refus du Snes de poursuivre les négociations à un moment où rien n'est arrêté", fait savoir le ministère. Les axes de la réforme devraient être dévoilés entre le 15 octobre 2008 et la Toussaint avec l’objectif de proposer une nouvelle seconde à la rentrée 2009.
09.10.08
Aller plus loin
La réforme du lycée est menée par le recteur Jean-Paul de Gaudemar dans un agenda très serré. Xavier Darcos devrait présenter son projet le 15 octobre 2008 au CSE (conseil supérieur de l’éducation) pour recueillir son avis consultatif. Les premières décisions doivent être prises en décembre 2008. Dans un an, les élèves entrant en seconde seront les premiers à tester l'autonomie que le ministre souhaite leur accorder. D’ici là , plusieurs étapes restent à franchir en maintenant le fil de la concertation. Le SNES a menacé de quitter la négociation, le 18 septembre 2008, avant de revenir à la table de discussion après avoir obtenu du ministère qu’une "réflexion" soit engagée sur le calendrier de mise en œuvre de la réforme.
La réforme du lycée de Darcos verra-t-elle le jour dès la rentrée 2009 ? La rumeur enfle de toutes parts, en dépit des démentis formels du ministère.






Commentaires
Gaumnweedemomda - 25-10-08 05:14
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VivianeM - 11-10-08 11:58
Les raisons invoquées sont de deux ordres. Pour la suppression des filières technologiques, le SNES met en avant un des énormes défauts d\'analyse dans la pseudo-réflexion de la réforme. La spécificité des formations technologiques n\'a pas été pris en compte, l\'étude a été menée comme si ces formations n\'existaient pas. Or, il se trouve qu\'elles correspondent à un vrai besoin des jeunes et de certaines formations post bac. En particulier, le bac STI permet des formations assez concrètes, puis de continuer sur des formations de techniciens supérieurs voir d\'ingénieurs pour ceux qui ont décidé tardivement à investir dans les études. C\'est vai que l\'information désastreuse en 3ème sur ces filières ne permet pas de leur donner la place qu\'elle mérite. Le nombre d\'heures de cours est une revendication catégorielle. Quand je suis représentante d\'une association de parents d\'Elèves, j\'ai la même revendication car c\'est un souhait des parents impliqués dans les études de leurs enfants. Personnellement, je pense que ce n\'est pas un critère. Les critères sont : le respect de la diversité des jeunes en termes d\'acquis, de goût et de projet ; la capacité de reconnaître que toute option est plus ou moins déterminante (arrêter de le nier et au contraire le prendre en compte pour arrêter de mentir aux parents et de réserver les formations les plus faciles à valoriser aux parents qui ont les moyens de s\'informer); prendre en compte les besoins de formations initiales des universités pour chaque filière. Le système de la Finlande est clairement totalement inadapté pour les finalités du lycée en France.
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