Accueil

Les PRAG fortement courtisés dans les lycées et les universités

Suppressions de postes dans le secondaire contre suppressions de postes dans le supérieur : les arbitrages dans l’affectation des PRAG refont surface dans les rectorats. Le ministère de l’Education nationale veut reprendre des postes de PRAG pour faire face aux éventuelles surcharges dans les classes de lycées si les heures supplémentaires proposées aux enseignants volontaires ne suffisent pas à boucler les emplois du temps.

Ces professeurs agrégés ou certifiés mis à disposition dans l’enseignement supérieur dépendent en effet du ministère de Xavier Darcos. Pour certaines universités, ces départs d’enseignants posent problème au moment de la mise en place du plan licence de Valérie Pécresse. « Avec l’autonomie, on pourrait avoir plus de PRAG sur les licences pour apporter un suivi des étudiants plus rapproché », estime Francis Godard, président de l’université de Marne-la-Vallée. Sur 7 postes de PRAG son établissement ne pourra en conserver que 4 cette année, après négociation avec le recteur. « Notre université est fragile car nous avons beaucoup de PRAG par rapport à d’autres universités. Le recteur a accepté de faire un gros effort », se réjouit-il. La question risque de se poser dans d'autres rectorats.

Fabienne Guimont

15.09.08


2 commentaires

  • Machava - 14/11/2008 13h34

    petite rectification : les enseignants détachés à l'université continuent à être payés par l'éducation nationale (rectorat).

  • vivianeM - 17/09/2008 11h01

    Cette suppression de poste pour des raisons purement d'affichage est ridicule. Actuellement, les attributions sont tendus au maximum. En fonction du nombre d'élèves par niveau, et la répartition sociol-culturelle des parents des élèves d'un établissement, il est possible de déterminer le nombre d'heures d'enseignement par matière nécessaire. Tout a été tiré au maximum depuis longtemps. Il est impossible de descendre ce besoin en nombre d'heures, sans nuire de manière grave à l'efficacité de l'enseignement. Heuresement, le nombre d'élèves a diminué et donc le besoin en heures d'enseignement diminue. Visiblement, pour cette rentrée Darcos compte sur les heures supplémentaires des enseignants et la récupération des enseignants détachés à l'université (et donc payer par l'université). C'est ridicule. On supprime des postes pour des raisons d'affichage, mais cela coûte aussi cher voir plus cher au contribuable (les heures supplémentaires sont payés plus chers) et cela pertube encore l'organisation de l'enseignement qui n'est pas simple. Quelle irresponsabilité !!!

Votre commentaire sur cet article