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L'université de Strasbourg, lauréate des Idex ?
Grand emprunt : rumeurs et tensions en attendant les résultats des IDEX
Strasbourg, Bordeaux et Paris Sciences et Lettres seraient les trois gagnants de la première vague de sélection des IDEX (Initiatives d’excellence). Alors que les rumeurs vont bon train, les responsables des sept projets pré-sélectionnés sont sous pression devant les enjeux financiers de cette brique du Grand Emprunt. Une ambiance tendue dans le milieu de l'enseignement supérieur.
Un bruit. Beaucoup l’ont entendu dans les universités (voire tous), personne ne peut encore le confirmer, vendredi 1er juillet en fin d'après-midi. Strasbourg, Bordeaux et le regroupement parisien PSL (Paris Sciences et lettres) seraient les trois vainqueurs de la première vague de sélection des IDEX (Initiatives d’excellence). Une rumeur insistante publiée sur le blog éducation du Monde, le 30 juin 2011.
Sept candidats ont été pré-sélectionnés fin mars 2011 pour cette brique du Grand Emprunt dotée de 7.7 milliards d’euros (en capital). Le ministère s’apprêterait donc à n’en garder que trois, et laisserait Lyon, Grenoble, Sorbonne Universités et Toulouse de côté pour ce premier tour. Ces perdants auront cependant encore une chance avec la seconde vague de sélection lancée en juin 2011.
Confusion
Les gagnants pressentis n’osent pavoiser, les possibles perdants envisagent avec humour le whisky… Difficile pour tous cependant de prendre à la légère ces rumeurs, tant les sommes en jeu sont de taille. Déjà pour la pré-sélection, des « fuitex » s’étaient répandues, précipitant l'annonce des résultats par le ministère dans un simple communiqué un vendredi en fin de journée. Cette nouvelle fuite sera-t-elle à son tour un accélérateur de l’annonce officielle des résultats par le nouveau locataire de la rue Descartes ?
Etat de tension
« C’est compliqué pour tout le monde, ce maintien dans un état de tension », note Patrice Brun, président de l’université Bordeaux 3. « C’est l’un des dossiers les plus difficiles de ma carrière, renchérit Guy-René Perrin, délégué général placé auprès du président de l’université de Strasbourg pour la gestion des investissements d’avenir. Les enjeux sont tellement forts qu’on se dit qu’on n’a pas le droit à l’erreur. »
Entre la préparation des réponses aux appels à projets, leur soutenance et l’attente du résultat, le cocktail est nerveusement explosif. A propos des auditions, Guy-René Perrin raconte : « en une heure et demi, on a l’impression qu’on a joué l’avenir de l’université ».
Un processus d’autant plus stressant que ni le calendrier exact, ni le nombre de lauréats ne sont connus des principaux intéressés.
Lire le billet sur le blog Education du Monde : Strasbourg, Bordeaux, Paris Sciences et Lettres, les premiers IDEX ?
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01.07.11
Aller plus loin
Reine de la longévité, Valérie Pécresse est à la tête du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche depuis 4 ans. Elle investit la Rue Descartes dès mai 2007 et débute son mandat avec une réforme de taille : l’autonomie des universités. La loi LRU est votée en plein mois d’août 2007. L’un des plus grands mouvements d’enseignants-chercheurs n’a pas remis en cause ni cette loi d’autonomie ni le statut des universitaires.
Bordeaux, Strasbourg et Paris Sciences et lettres (PSL). Le trio de tête de la première sélection de l’IDEX a été annoncé officiellement et symboliquement à Bordeaux par Laurent Wauquiez, le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur, lundi 4 juillet 2011. Une bonne surprise pour le challenger bordelais et une déception de taille pour Sorbonne Universités, doublée par une alliance de grandes écoles essentiellement. Réactions de Manuel Tunon de Lara, président du PRES Université de Bordeaux et de Jean-Charles Pomerol, président de l'UPMC pour Sorbonne Universités.
Idex, Labex, Equipex. Les résultats des principaux appels à projets du Grand emprunt tombent un à un, les critiques aussi. Dernière en date et pas des moindres : le président de la CPU (conférence des présidents d'université) a remis en cause le processus de sélection et de répartition des Investissements d'avenir. En charge de ces trois briques clés du Grand emprunt au Commissariat général à l'investissement, Thierry Coulhon répond aux interrogations.
L'arrivée du nouveau ministre de l'Enseignement supérieur est l'occasion pour les présidents d'université de faire entendre leur voix sur les sujets qui fâchent. Deux tribunes viennent coup sur coup apporter leur opinion, l'une sur le besoin de financements récurrents des établissements et l'autre sur la nécessité de ne pas oublier les universités de petite taille. Une mise en garde pour le nouveau locataire de la Rue Descartes qui a débuté son mandat avec les milliards de l'Idex concentrés sur une poignée d'établissements.
Les Universités de Lyon et Grenoble ne figurent pas parmi les trois premiers vainqueurs de l'Idex [Initiative d'excellence]. Comment analysent-ils ce résultat, et envisagent-ils la suite de la compétition du Grand emprunt ? Si Grenoble positive en restant confiante pour le second tour, Lyon est sous le choc, avec beaucoup d'interrogations en suspens.
La seconde vague des laboratoires d’excellence a été lancée le 21 juillet 2011, nouvelle étape des Investissements d’avenir qui mobilisent beaucoup depuis un an les équipes au sein des établissements. Alors que les premiers lauréats des différents appels à projets du Grand Emprunt se sont vus attribuer une partie des 22 milliards d’euros qui doivent revenir à l’enseignement supérieur et la recherche, état des lieux des dotations reçues et coup d’œil sur le calendrier pour la seconde vague, brique par brique.
Présélectionné par le jury international, le projet d’Initiative d’excellence « Grenoble-Alpes Université de l’Innovation » n’a finalement pas été retenu lors de la première vague. Une déception qui n’entame pas le moral ni la détermination de Farid Ouabdesselam : le président du Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) grenoblois est bien décidé à mettre tous les atouts de son côté pour faire partie des lauréats de la seconde vague des Idex.
Le compte à rebours a sonné. Les auditions de la seconde vague de sélection de l'Initiative d'excellence [IDEX 2] auront lieu les 30 et 31 janvier 2012. Neuf candidats sont sur les rangs de cette compétition : Sorbonne Universités, Lyon, Grenoble, Saclay, Toulouse, Hésam, Aix-Marseille, Paris Cité, Lorraine. Chacun aura une heure et trente minutes pour défendre son projet. Avant le début des auditions, Jean-Marc Rapp, président de l'EUA (Association européenne des universités) à la tête du jury de l'IDEX, fait le point sur ce Grand Oral qui attend les universitaires.
















