En bref
La Grande-Bretagne financera vingt nouveaux campus d’ici à 2014
Alors qu’en France les universités sont amenées à se regrouper ou à fusionner, la Grande-Bretagne a décidé de créer de nouveaux campus. Le gouvernement s’est ainsi engagé à allouer 150 millions de livres sterling à la création de vingt campus dans les six années à venir. Ce projet ne relève pas de la même philosophie que l’Opération Campus menée par Valérie Pécresse en France. Son homologue britannique, John Denham, y voit un enjeu social.
Objectif : 40% de diplômés
Il souhaite amener 40% de la population active à détenir un diplôme universitaire d’ici à 2020 et offrir de nouvelles opportunités à des adultes en matière de validation des compétences. Les villes anglaises sont invitées à poser leur candidature dans le cadre d’un « university challenge », celles souffrant d’un taux de chômage élevé étant prioritaires. Ces campus pourront être des entités uniques ou portés par des universités existantes.
Universités de deuxième classe ?
Outre-Manche, le projet ne fait pas l’unanimité et le milieu universitaire s’interroge sur ses vrais enjeux : la démocratisation de l’enseignement supérieur ou une forme de clientélisme local ? Officiellement, le Parti travailliste vise toujours à amener 50% des 18-35 ans à l’université, un objectif lancé par Tony Blair en 1997. Reste à savoir s’il conduira à un renforcement du fossé existant entre les différents types d’universités britanniques.
15.05.08
Aller plus loin
Et si l’autonomie tenait aussi (avant tout ?) à la capacité de bien gérer son établissement ? À l’heure de l’application de la loi LRU, les universités françaises sont de plus en plus demandeuses d’exemples innovants en la matière. Zoom sur la méthodologie employée par l’université de Hull, dans le Yorkshire, pour élaborer son dernier plan stratégique (2007-2012).
Comment le système université-recherche-entreprise permet de créer des emplois en Grande-Bretagne et comment la France devrait s’en inspirer. Telle est en substance le contenu du quatrième rapport du cercle d’outre-Manche. Ce think tank composé de dirigeants français de grands groupes internationaux installés au Royaume-Uni dresse un portrait flatteur des universités britanniques et stigmatise a contrario la « sélection par l’échec » des universités françaises et une recherche mal valorisée.








