En bref
Stratégie de communication : l'université de Poitiers revient au blason
Moderne dans sa méthode, ancestrale dans son image : l’université de Poitiers innove pour le choix de son futur blason. L’établissement a lancé une vaste consultation auprès de la communauté universitaire qui a encore jusqu’au 6 novembre 2011 pour choisir un nouveau logo parmi quatre propositions.
«Nous avons souhaité ne pas restreindre ce vote aux seuls étudiants ou personnels de l’université mais l’ouvrir aux anciens étudiants ou à ceux qui ont un lien affectif avec l’université fondé sur une expérience personnelle » explique Ghislain Bourdilleau, le directeur de la communication recruté en février dernier. Le scrutin, effectué par courriel ou sur le site de l’université a déjà recueilli plus de 6 000 votes dont 15% émanant de personnes extérieures. Pour solliciter ce public, le service communication a fait notamment appel à différents réseaux : des partenaires économiques de la fondation aux membres de l ‘université inter-âges.
Retour au blason
Outre le logo actuel de l’université, sont soumis au vote trois nouvelles propositions dessinées par l’agence nantaise Liner. Cette dernière est revenue au blason historique de l’établissement comprenant deux lions, des fleurs de lys et le livre de Sapience qui représente les savoirs et la sagesse. Ce blason avait été abandonné en 2000 pour l’identité graphique actuelle choisie à l’époque pour dépoussiérer l’image de l’établissement. «Des entretiens menés avec différents responsables de l’établissement, il est ressorti que la date de la fondation de l’établissement, elle a été créée en 1431, constitue un élément de fierté et lui donne une dimension éternelle » indique le directeur de la communication. «Aujourd’hui, notre modernité n’est plus à prouver, mais il y a un désir de retour à notre identité ancestrale. Ce choix du blason est aussi en référence à notre ville médiévale.»
Pas de changement de nom
Dans la réflexion stratégique sur l’identité de l’université, l’éventualité d’un changement de nom a été rapidement écartée. «Compte-tenu des nombreuses mentions de l’université de Poitiers dans les documents historiques, cette option a été vite balayée » indique Ghislain Bourdilleau. Le directeur de la communication tient à préciser que le nouveau logo n’est que le « point de départ d’une nouvelle stratégie de communication de l’université ». Outre l’ouverture simultanée de comptes Facebook et Twitter, l’université se dotera dans les prochains mois de magazines externes et internes rénovés et d’un site internet revisité.
Le modèle québécois
Dans la réflexion stratégique menée en amont, Ghislain Bourdilleau reconnaît s’être beaucoup inspiré des établissement anglo-saxons et québécois. «Ces université sont très en avance en matière d’ouverture sur la société. En France, les facultés et laboratoires sont encore trop repliés sur eux-même : créer une culture universitaire globale constitue un énorme changement culturel pour nos établissements. »
03.11.11
Aller plus loin
Programmes Tempus et masters Erasmus Mundus, accueil des étudiants étrangers qui représentent 16% des effectifs, formations délocalisées en Chine ou en Égypte, doubles diplômes... L’université de Poitiers cultive son positionnement international. Établissement pluridisciplinaire et riche d’une vieille tradition – sa création remonte à 1431 –, ses 23.000 étudiants constituent un quart de la population de l’agglomération du Grand Poitiers. Membre du PRES Limousin Poitou-Charentes écartelé entre deux régions, l’université tente de se positionner dans ce paysage régional et de rester attractive, malgré des effectifs légèrement en baisse. Portrait de cette université à l'occasion du salon de l'Etudiant des 10 et 11 février 2012.
Porté par sa présidente Sylvie Faucheux, docteur en économie de l’environnement et des ressources naturelles, le développement durable est l’une des priorités de l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ).
Depuis 2002, l’établissement construit une réelle politique en ce sens, qui touche directement le campus et ses bâtiments, mais aussi les formations et la recherche, ainsi que la gouvernance et avec le souci d’impliquer les étudiants dans cette démarche.














