En bref
Une loi pour le territoire de Saclay ?
Est-ce l’influence d’Henri Guaino, ancien commissaire général au Plan ? Nicolas Sarkozy veut se lancer avec le territoire de Saclay, dans un grand plan mêlant aménagement du territoire, projets industriels, scientifiques, universitaires et architecturaux. Rien de moins. Lors de son discours du 28 janvier 2008 à Orsay, il n’a pas caché ses très hautes ambitions pour ce plateau situé au nord de l’Essonne qui relève dorénavant « de la politique scientifique et universitaire de la France ».
« Le but, je voudrais vous le dire, n’est pas pour moi de construire des logements par dizaines de milliers entre Massy et Versailles, le but est d’accueillir dans un cadre agréable et écologique les meilleurs chercheurs et étudiants du monde. » Nicolas Sarkozy envisage donc de fonder une structure d’aménagement dédié à ce seul et unique objectif et n’exclut pas de passer par la loi « si c’est nécessaire ». Le président de la république s’engage pleinement à ce qu’à la fin de 2008, l’opération de Saclay ait « un pilote, un projet », qui associera toutes les institutions scientifiques, toutes les grandes écoles, les universités, et les élus. 2009 verrait le début des travaux. L’OIN (opération d’intérêt national) lancée depuis 2005 sur le plateau de Saclay fait actuellement l’objet de vives protestations de la part de mouvements associatifs locaux.
29.01.08
Aller plus loin
Redéfinition des missions des grands organismes reconvertis bientôt en agence de moyens, remise en cause du statut de chercheur, le chantier du territoire de Saclay lancé dès 2009, la "refondation" de la politique de recherche voulue par Nicolas Sarkozy oscille entre volontarisme étatique et laissez-faire.
Le projet de campus du plateau de Saclay a été validé par le jury de l’opération campus le 24 février dernier. Il est, de loin, le dossier le plus conséquent des douze retenus par le ministère de l’Enseignement supérieur. Pour en avoir l’assurance, il suffit de regarder l’ampleur des financements en jeu. Pas loin de deux milliards d’euros seront nécessaires pour engager la première phase des travaux jusqu’en 2015. Avec une ambition : entrer dans les « 10 premiers hauts lieux d’enseignement et de recherche dans le monde ».









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