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Les six premiers sélectionnés
Opération campus : 20 projets en lice pour le second tour
Les universités ont rendu leurs notes d’intention pour participer au deuxième tour de l’Opération campus. Vingt projets ont été déposés sur le bureau de Valérie Pécresse. Six premiers lauréats avaient été retenus, le 28 mai 2008, parmi 46 projets déposés : Bordeaux, Grenoble, Lyon, Montpellier, Strasbourg et Toulouse. Le 11 juillet prochain, le jury devra en sélectionner quatre pour se partager avec ceux du premier tour le jackpot de cinq milliards d’euros. Objectif du présidentiel oblige : refonder des campus d’envergure internationale.
Sur les 20 projets déposés, certains n’ont pas retenu les leçons du premier tour : jouer groupé pour jouer gagnant. Les académies de Nice, Rouen et d’Aix-Marseille présentent chacune deux projets.
Paris retente sa chance
La région francilienne propose cinq projets alors qu’aucun n’avait été sélectionné à l’issue du premier tour. Trois sont des nouvelles moutures : Paris Centre, Campus Quartier Latin et Versailles. Le jury va donc étudier les projets et dira si le volet commun développé sur la vie étudiante par les trois projets parisiens est suffisamment convaincant à l’aune de la visibilité internationale des campus promis.
Pau et les pays de l’Adour et Poitiers ont aussi décidé de tenter leur chance en posant cette fois-ci leur candidature. La palme donnée à Bordeaux au premier tour ne devrait pas garantir toutes ses chances à Pau... Des villes de l'Est, du Nord et de l'Ouest, non sélectionnées au premier tour, pourraient peut-être tirer davantage leur épingle du jeu.
Les 10 projets récompensés auront six mois pour présenter une version finalisée de leurs projets immobiliers et des partenariats public-privé (PPP) qui gèreront les opérations. Ces PPP seront évalués avant la fin 2008 pour un lancement début 2009.
27.06.08
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Aller plus loin
Sur les 46 dossiers déposés pour l’Opération campus, le jury, réuni le 28 mai 2008, a retenu six projets localisés dans des grandes villes de province : Bordeaux, Grenoble, Lyon, Montpellier, Strasbourg et Toulouse. Valérie Pécresse a avalisé ce choix. Arrivées en ordre dispersé pour présenter pas moins de treize projets, les universités parisiennes brillent par leur absence au terme de cette première sélection. A l’inverse, en réunissant ses quatre universités, trois écoles d’ingénieurs et l'IEP, le PRES de Bordeaux a séduit le jury. Retour sur cette collaboration fructueuse.
Après les six lauréats du premier tour, trois projets sur quatre seulement ont été sélectionnés par l’opération campus 2 : le PRES d’Aix-Marseille, les campus de Saclay et de Condorcet-Paris Aubervilliers. Sans surprise. La surprise est venue des projets de Paris intra-muros, retoqués faute d’un rassemblement (toujours) insuffisant. Valérie Pécresse leur laisse une dernière chance pour présenter un ultime projet d’ici à l’automne 2008 s'ils parviennent à construire le « quartier latin du XXIème siècle ». Autre condition : « saisir les opportunités avec les départs des établissements vers Saclay et Aubervilliers ». Une mission d’audit sur le patrimoine urbain, financier et scientifique des établissements parisiens est lancé par les ministères de l’Enseignement supérieur, des Finances et de l’Equipement. Les établissements parisiens qui ont choisi des projets ultra-périphériques ont en revanche tiré leur épingle du jeu. Zoom sur le projet d'Aubervilliers qui pourrait inspirer des regrets ou donner des idées à certains.
Perdants de l’Opération campus, sept projets (Lille, Nancy-Metz, PRES Paris-Est, PRES breton, Nantes, Nice, Clermont-Ferrand) avaient toutefois été crédités du titre de « campus prometteurs » par la ministre de l’Enseignement supérieur au moment de l’annonce des projets sélectionnés, en juillet 2008. Pour ces très bons dossiers néanmoins recalés, le ministère de l’Enseignement supérieur avait promis d’engager une concertation avec les collectivités locales pour faire aboutir leur projet. Le PRES Paris-Est ne veut pas perdre cette dernière manche.
Les six premiers dossiers finalisant les projets de campus sélectionnés devaient arriver sur le bureau de Valérie Pécresse à la date butoir du 3 novembre 2008. Ces notes d’intention détaillent les plans de financements et les partenariats avec les collectivités territoriales de chaque projet. Le comité de sélection de l’Opération campus se réunira mi-novembre 2008 pour définir les moyens qui leur seront alloués.
Sélectionné lors de la seconde vague, le plus grand des projets, celui du plateau de Saclay ne doit rendre sa copie qu’en février 2009, si tout va bien... Le pilote de ce projet, Philippe Lagayette, a en effet démissionné en octobre 2008 de ses fonctions. Il est remplacé par deux chargés de mission.
Pour la partie campus, la ministre de l’enseignement supérieur a choisi fin octobre Jacques Glowinski, jusqu'alors membre du comité de sélection et professeur honoraire en neuropharmacologie au Collège de France. Il sera chargé de définir les priorités en mettant d’accord les 21 acteurs de ce projet chiffré initialement à 1,8 milliard d’euros. Un dossier plus que complexe. Sur l’aménagement du plateau, son co-pilote sera Vincent Pourquery de Boiserin, directeur régional et départemental de l’Equipement (Centre et Loiret), nommé lui par Christian Blanc, secrétaire d’Etat chargé du développement de la région capitale...
La crise financière mondiale a-t-elle de quoi inquiéter les universités françaises ? A priori, pas de sueurs froides à l’horizon si on en croit les principaux intéressés. Les universités ont plutôt une gestion prudente de leurs fonds.









