En bref
"Higher Ambitions", le nouveau business plan pour l’enseignement supérieur britannique
Lord Mandelson, le ministre britannique du Commerce, vient de révéler les grandes lignes d'un projet de réforme de l’enseignement supérieur pour les dix prochaines années. Intitulé "Higher amibitions", il a pour objectif principal de moderniser les universités que Peter Mandelson qualifient de "tours d'ivoire". Pour arriver à la hauteur de ses ambitions, le projet touche à tous les aspects de la vie universitaire : de la qualité de l'enseignement aux différents moyens de financer la recherche pour rendre les établissements plus compétitifs.
Les étudiants seront considérés comme des clients et les universités auront pour obligation d'"étiqueter" chacune de leur formation en précisant le taux d'embauche une fois le diplôme en poche, le taux d'abandon en cours de formation ainsi que le prix exact du cursus. Et bien sûr ce qu'il offre en retour (volume horaire, nombre d'intervenants prestigieux etc...).
Impliquer de plus en plus d'entreprises dans le financement des universités
A l'aspect "label" des formations, s'ajoute le côté "marketing", "les universités ne sont pas des îles, elles doivent apporter des réponses au monde qui les entoure", a déclaré Lord Mandelson dans son discours de présentation du projet. Les universités auront pour mission d'impliquer de plus en plus d'entreprises dans leur financement mais aussi dans le contenu des cursus proposés. Enfin, le dernier axe important de "Higher ambitions" concerne le dada du gouvernement travailliste depuis 1997, à savoir la démocratisation de l'accès à l'université.
Ainsi les universités seront encouragées à privilégier l'admission d'étudiants méritants issus de milieux défavorisés (au détriment des classes moyennes ?). Une dernière mesure qui peut paraître en contradiction avec le projet du gouvernement d'augmenter les frais de scolarité, déjà établis à 3500 € par an pour les étudiants de premier cycle universitaire. A ce propos, Lord Mandelson vient de commanditer une étude indépendante du financement des universités dont les résultats seront dévoilés après les élections générales du printemps 2010.
17.11.09
Aller plus loin
Luc Chatel a promis le 6 septembre sur RTL une revalorisation des salaires des enseignants pour la rentrée 2010. La France n'est pas le seul pays européen à vouloir susciter des vocations pour l'enseignement. Être enseignant en Grande-Bretagne, par exemple, n'a pas vraiment la cote... Depuis près de dix ans, le gouvernement britannique multiplie les efforts pour attirer de nouvelles recrues. De plus en plus de cadres récemment licenciés à cause de la crise économique se reconvertissent.









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