En bref
Ecoles d'ingénieurs : la CTI a quinze mois pour se conformer aux standards européens
Après l’incertitude, vient le temps du soulagement pour la CTI (Commission des titres d’ingénieur). Son adhésion à l’ENQA (European network for quality assurance) est renouvelée jusqu’en juin 2009. Le temps de revoir sa copie et de présenter un nouveau dossier d’inscription au registre européen d’assurance qualité. Ce n’était pas gagné d’avance.
Membre d’ENQA depuis 2005, la CTI a dû se soumettre à un audit international pour renouveler son adhésion. Une équipe d’experts conduite par Ludo Colders, professeur à l’université catholique de Louvain, a évalué fin 2007 sa conformité aux standards européens. Leur conclusion ? Si la CTI est tout à fait compétente dans ses missions d’évaluation, elle souffre d’un manque d’indépendance et de moyens. Un avis qui faisait craindre à la Commission une exclusion de l’ENQA.
L’instance européenne s’est laissée trois mois de réflexion supplémentaire (de décembre 2007 à mars 2008) pour statuer sur ce cas complexe. Et a opté pour un compromis : laisser un délai de 15 mois à la Commission pour qu’elle prenne son indépendance administrative et financière. La CTI n’est pas sortie d’affaires pour autant car elle ne peut décider seule de son avenir. Elle a donc entrepris des négociations avec l’AERES (Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur) et la DGES (Direction générale de l’enseignement supérieur) et s’est dotée en interne d’un groupe de travail pour analyser ses procédures. Aucun accord n’est finalisé aujourd’hui. Mais le compte à rebours est enclenché…
21.03.08
Aller plus loin
Après 74 ans d’existence, la CTI (Commission des titres d'ingénieurs) est à un tournant de son histoire. Un audit externe réalisé en vue de l’accréditation européenne de l’ENQA a révélé le manque d’indépendance et de moyens de la Commission, tout en soulignant la qualité de son travail d’habilitation. Une évaluation qui pourrait bien remettre en cause l’adhésion de la CTI à l’ENQA. Dans le même temps, la Commission négocie les modalités de coopération avec l’AERES, l'Agence d’évaluation française. Dans ce contexte, la Cdéfi (Conférence des directeurs d’écoles françaises d’ingénieurs) soutient fermement la volonté d’indépendance de la CTI et se déclare vigilante sur son évolution. Paul Jacquet, son président, s’en explique.
Les négociations de rapprochement entre l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES) et la Commission des titres d’ingénieurs (CTI) sont engagées. Si le principe semble acté, modalités et périmètres de collaborations restent largement à définir. Forte de ses 74 ans d’existence mais fragilisée par une récente évaluation externe, la CTI n’entend pas se laisser diluer dans la grande Agence d’évaluation française.
Explosion des formations en apprentissage, croissance des effectifs, émergence de l’ingénieur-manager. Le paysage des formations d’ingénieurs se transforme. Bernard Remaud, président de la CTI (Commission des titres d’ingénieur), prépare actuellement un rapport moral pour marquer la fin de ses deux années de mandat. Il commente pour Educpros les évolutions actuelles des formations d’ingénieurs.











Commentaires
Sar - 08-11-08 12:48
Sar
Sar - 23-10-08 18:59
Sar
Forse sar - 02-10-08 07:20
Forse sar
bfxkast tlkwe - 27-08-08 23:39
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Sar - 13-08-08 04:45
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Sar - 09-08-08 11:28
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Sar - 05-08-08 13:49
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Partito gi - 04-08-08 04:16
Partito gi
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