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PRES, Opé Campus, autonomie : la restructuration de l'enseignement supérieur en débat
PRES, plan Campus, loi LRU, grand emprunt… Comment insuffler une cohérence à l’enseignement supérieur français en pleine évolution ? La question fait réagir les acteurs du secteur. Directeur général de l’ENS de Lyon, Olivier Faron ouvre la réflexion sur son blog dans un billet intitulé Autonomie versus alliance(s).
Président de l'UPMC (université Paris 6), Jean-Charles Pomerol estime dans son édito que trois logiques à l'oeuvre sont incompatibles : celle des PRES (pôles de recherche et d’enseignement supérieur), celle de la loi LRU et enfin la logique territoriale (Opé Campus). La CPU (Conférence des présidents d'université) s'intéresse également aux différentes logiques qui se superposent.
"L’actualité du grand emprunt conjuguée à la sortie d’un rapport sur les PRES, succédant lui-même à ce qu’on appelle le rapport Aghion, ont suscité la mise en débat, en CPU plénière, de deux textes consacrés l’un au grand emprunt et l’autre aux principes de la gouvernance", écrit-elle dans sa newsletter.
Le rapport sur les PRES en question, rendu par l’IGAENR (Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche) et intitulé « Développement des PRES et reconfiguration des sites universitaires », fait réagir Pierre Dubois.
L’ancien directeur de l’OFIPE (Observatoire des formations, des insertions professionnelles, évaluations) de l'université de Marne-la-Vallée et blogueur Educpros pose la question de la valorisation de la recherche, mise en place à deux niveaux : celui des PRES (pour certains) et celui des établissements. Un enchevêtrement qui existe également avec d’autres structures pré-existantes comme les 71 pôles de compétitivité ou les SAIC (Services des activités industrielles et commerciales).
19.03.10
Aller plus loin
La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a été confirmée le 23 juin 2009 au soir dans ses fonctions. A l'occasion du remaniement ministériel, retour sur deux ans de réformes depuis son entrée en poste en mai 2007.
Des chiffres qui frôlent le milliard, des restructurations de grande ampleur, des rapprochements inédits entre établissements supérieurs… En mettant l’accent sur douze campus, l’Opération campus va contribuer à remodeler en profondeur le paysage français d’enseignement supérieur. Il y a un an, en juillet 2008, les noms des dix premiers projets étaient connus, Aubervilliers rejoignant les six campus retenus au printemps 2008. Voici les principaux articles qu’Educpros a consacrés à cette opération clé pour l’enseignement supérieur.
Lors de la conférence de presse sur le grand emprunt, Nicolas Sarkozy a notamment précisé que sur les 11 milliards d’euros consacrés à l’enseignement supérieur et la formation, 8 milliards serviraient à faire émerger une dizaine de campus d’excellence. Huit milliards d’euros iront également à la recherche.
La langue de bois, Jean-Charles Pomerol ne connaît pas. Le président de l'UPMC (université Pierre-et-Marie-Curie) n'hésite pas à critiquer les réformes en cours dans l'enseignement supérieur et la recherche, lorsqu'elles lui paraissent illogiques. En dénonçant le "deux poids deux mesures", pour la reconnaissance de son PRES Sorbonne universités. A la tête d'une université de très haut niveau, le professeur d’informatique et d’intelligence artificielle explique sa stratégie, à l'heure où les restructurations du paysage dans le supérieur et la recherche s'accélèrent.
Constitution des PRES (pôles de recherche et d’enseignement supérieur) Sorbonne Universités, Sorbonne Paris Cité ou encore HESAM, émergence des campus Condorcet ou Saclay... l’enseignement supérieur francilien se restructure. Un acteur regarde ces mouvements d’un œil vigilant : la mairie de Paris. Propriétaire de 40 % de l’immobilier universitaire de la capitale, membre du conseil d’administration de nombreux établissements et PRES franciliens, tutelle de quelques écoles comme l’ESPCI ou l’EIVP, la Ville se veut le garant du patrimoine scientifique intra-muros. Jean-Louis Missika, adjoint au maire de Paris en charge de l’innovation, de la recherche et des universités, livre à Educpros son point de vue sur les restructurations en cours et fait le point sur le rôle de la mairie de Paris en la matière.


















