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La Finlande : un modèle éducatif pour la France ? Les secrets de la réussite

Faut-il "finlandiser" la France?

Pas un colloque ou une conférence sur les systèmes éducatifs ou la formation des enseignants eu Europe, sans que la Finlande ne soit citée en modèle. Les méthodes d’enseignement de ce pays, dont 65 % d’une clause d’âge accède à l’enseignement supérieur, sont-elles transposables à la France ? C’est la question à laquelle tente de répondre Paul Robert, agrégé de lettres classiques, aujourd’hui principal de collège dans le Gard. Dans un ouvrage édité dans la collection « Pédagogies » dirigée par Phillipe Meirieu chez ESF, il décrit le fonctionnement de l’enseignement primaire et secondaire finlandais et montre de quelle manière celui-ci permet aux élèves d’être actifs dans l’apprentissage des connaissances. Ces derniers, peu angoissés par l’échec, sont confrontés à des professeurs très qualifiés et considérés socialement.

L’auteur – tout en tenant compte des différences culturelles entre les deux pays – propose de mettre en œuvre « certains aspects d’un système qui n’a cessé, depuis la première évaluation PISA en 2000, de faire pla preuve de son exceptionnelle efficacité ». il suggère notamment de ne plus recourir au système des notes, de laisser aux élèves la possibilité de choisir certaines matières, d’introduire un peu plus de chaleur dans les rapports entre professeurs et élèves, ou encore de revoir la formation des enseignants pour qu’ils deviennent des experts en pédagogie. Ces changements induiraient une simple redistribution des moyens existants.

Pour autant, il n’est pas certain que la France soit prête, comme la Finlande dans le passé, à éradiquer des pratiques coûteuses tel le redoublement ou à faire « des économies sur des postes qui nous paraissent incontournables : vie scolaire, inspection, administration (y compris centrale) », souligne Paul Robert.

La Finlande : un modèle éducatif pour la France ? Les secrets de la réussite, Paul Robert, ESF éditeur, 22 euros.

Paul Robert

29.04.08


3 commentaires

  • dm - 03/06/2008 10h40

    un autre regard sur la Finlande et des chiffres:
    en fin de basic éducation (7-16ans) niveau de fin 'école obligatoire :5% des élèves sortent du système 1% redoublent( si la municipalité prevoit le redoublement dans les dispositifs offerts aux familles)
    au niveau vocational (nos LP) : 10% sortent sans qualification
    au niveau matriculation (notre Bac) 1/3 vont à l'université,1/3 vont à Polytechnic (nos BTS-DUT) 1/3 n'ont pas de projet, pas de motivation,des solutions sont à trouver pour chacun de ces élèves.
    source info: séminaire école supérieure education nationale Poitiers- les enjeux de l'orientation en Europe_ Mai 2008 -Témoignage de Juhani Pirttiniemi-(responsable ds système éducatif en Finlande)


  • neppo - 18/05/2008 21h35

    Ce livre est très critiquable, c'est loin d'être une étude rigoureuse l'auteur, engagé dans l'éducation nouvelle, nous dresse un tableau angélique et malheureusement très peu documenté allant toujours dans le sens de l'évolution qu'il souhaiterait:
    "J'ai découvert un pays où les élèves sont épanouis et les professeurs heureux."
    Peu de chiffres en dehors des évalutions PISA, l'auteur recourt sans arrêt à des expressions globalisante: l'élève finlandais, le professeur ...
    On a un peu l'impression de lire du Tintin en Finlande.
    Je ne résiste pas non plus à une petite citation aussi permettant de mieux situer le courant réformateur agrégé autour de Meirieu:
    "Les écoles [finlandaises] sont de véritables communautés éducatives où l'identité professionnelle ne se fonde pas sur la critique et l'opposition systématiques,et, malgré un taux de syndicalisation de 100 %, la grève ne fait pas partie des rituels obligés de toute année scolaire."

  • nn - 16/05/2008 19h54

    Trés interessant... et si simple ! Il serait temps de s'inspirer de ce qui marche au lieu de persister dans la difficulté et surtout l'échec !!! et cela rendrait la vie des jeunes et des enseignants et donc des parents, bref de toute la société française beaucoup plus agréable...
    Si seulement on était capable de bousculer le Mammouth !

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