En bref
Etudiants étrangers : l'impact de la mobilisation universitaire à Tours et Poitiers
Pendant le long blocage des universités, planning de rattrapage, dates des examens retardées et suivi personnalisé n’ont pas toujours compensé les absences d’enseignements. « Nous sommes allés à la rencontre des étudiants (plus de 500) pour savoir où en était chacun d’eux pour les aider à s’organiser avec des cours délocalisés, en ligne et des projets tutorés », explique Sylvie Crochet responsable des relations internationales à l’université de Tours.
Faire revenir les étudiants l’année suivante
L’inquiétude pour les universités les plus touchées reste de ne pas voir revenir ces étudiants l’an prochain. A Tours, le personnel pédagogique a travaillé pour maintenir la confiance et le sentiment d’être encadrés chez les étudiants, en élaborant des « programmes à la carte », en organisant des cours de rattrapage et des week-ends culturels chargés. Pour préserver les relations à l’international, le président a prévenu par lettre les partenaires du début du blocage, ses services les informant ensuite par e-mail sur la situation de leurs étudiants. L’université Rabelais pense ainsi avoir préservé son image.
A Poitiers en revanche, le pessimisme est de mise. « L’absence de cours ne peut être compensée, affirme Murielle Taillet, responsable des relations internationales. Certains étudiants sont repartis dans leur université pour être sûrs de finir leur année. Il a fallu négocier avec nos partenaires américains pour que les modalités d’obtention des diplômes soient remplies. Les étudiants rentreront à la date prévue avec leurs notes, mais nous savons que les effectifs des étudiants américains seront inférieurs l’an prochain. »
05.06.09
Aller plus loin
Valerie Pécresse a rassuré les étudiants, lundi 18 mai 2009, avec plusieurs annonces concernant l’organisation des examens, les bourses ou encore les problèmes de logement, après plus de quinze semaines de mobilisation dans les universités. Sans pour autant revenir sur le fond des réformes contestées. Nicolas Sarkozy a d'ailleurs défendu, le lendemain, la réforme des universités tout en critiquant les blocages.







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