En bref
Les écoles de journalisme à bout de souffle
À quoi bon former de plus en plus de journalistes ? La question alimente depuis quelques mois les débats de la Commission paritaire nationale de l’emploi des journalistes (CPNEJ). « Les douze formations reconnues connaissent toutes les mêmes soucis de placement de leurs élèves et de financement », explique le président de la Commission Jean-Marie Chappé. La faute à un paradoxe bien français qui fait que les éditeurs de presse, tout en reconnaissant l’existence de ces écoles, persistent à embaucher des journalistes qui n’en sont pas issus. Ils sont aussi nombreux à verser la taxe d’apprentissage à d’autres formations. Deux sujets sensibles sur lesquels la CPNEJ a peu de marge de manoeuvre. En revanche, c’est en toute légitimité qu’elle met la dernière main à un référentiel général de la formation initiale des journalistes. Une première ! « Jusqu’à présent, chaque école avait son propre cadre. Désormais, les bases seront communes sans empêcher une marge d’originalité », souligne Jean-Marie Chappé. Ce document sera présenté officiellement avant l’été. Il pourrait même prendre la forme d’un accord professionnel, histoire d’impliquer les patrons. La CPNEJ a également entrepris de « revisiter » les dix critères de reconnaissance des écoles de journalisme. Définis pour la première fois en octobre 2001, « ces critères ont aujourd’hui besoin d’être précisés au regard de la jurisprudence », avance Jean-Marie Chappé. Une manière prudente de dire qu’ils seront sans doute durcis en vue de limiter la reconnaissance de nouvelles écoles.
07.05.07
Aller plus loin
L’Institut pratique de journalisme (IPJ), école privée reconnue par la profession, a annoncé son association avec l’université de Paris Dauphine à la rentrée 2009.







