En bref
L'université de technologie de Compiègne espère lever 20 millions d'euros avec sa fondation
Après les universités d'Auvergne, de Strasbourg, d'Aix-Marseille 2 notamment, suite de notre série sur les fondations universitaires et partenariales, avec l'université de Technologie de Compiègne (UTC).
Les annonces de création de fondations universitaires se suivent depuis quelques mois mais ne se ressemblent pas toujours. La « Fondation UTC pour l’innovation », lancée fin septembre 2008 par l’université de technologie de Compiègne (UTC), affiche dès sa naissance un budget de 5 millions d’euros. Celle de l’université d’Auvergne, premier établissement à avoir choisi ce nouveau statut défini par la loi LRU, avait été inaugurée avec 1,3 million d’euros (1).
Dans les deux cas, de généreux donateurs extérieurs ont mis la main à la poche. Pour l’UTC, l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS), le Crédit agricole ou encore le conseil régional de Picardie.
La fondation, qui entend promouvoir l’innovation, devrait permettre de « renforcer l’université en termes de recherche interdisciplinaire », selon Ronan Stephan, président de l’UTC. Les fonds réunis serviront ainsi à faire « maturer » les projets de laboratoires. « Ce qui nous manque souvent, lorsqu’on obtient de bons résultats suite à une étude, c’est la possibilité d’atteindre le stade de la maquette », regrette Ronan Stephan. Cette fondation permettra également de financer de nouvelles chaires ou encore des bourses dédiées à l’accueil et au séjour des enseignants-chercheurs et étudiants étrangers, mais aussi aux étudiants français partant à l’étranger.
L’allocation des fonds entre les différentes entités de l’UTC s’effectuera principalement par le biais de projets, précise le président de l’UTC. Outre la défiscalisation, les entreprises et organismes qui investiront dans cette structure auront l’avantage de bénéficier d’un « poste d’observation privilégié ». Une campagne de communication menée cette semaine par l’université aura pour slogan « Donnons un sens à l’innovation ». L’objectif étant d’atteindre 20 millions d’euros sur quatre ans...
(1) À titre comparatif, 60 millions d’euros pour la fondation – de coopération scientifique – de l’École d’économie de Toulouse créée en juin dernier. À Strasbourg, la fondation de la future université unique affiche 400 000 € à sa création en septembre.
24.10.08
Aller plus loin
Dans les universités, les annonces de création de fondation se multiplient. Nous vous proposons de nous arrêter sur les premières qui se mettent en place dans une série d’éclairages à paraître au cours des semaines à venir. Premier arrêt dans la capitale alsacienne où la future université unique est aussi en train de mettre en place une fondation partenariale. Un premier arrêt dicté par l’actualité : le 22 octobre 2008, les statuts de l’Université de Strasbourg (UdS) étaient discutés lors de la deuxième réunion de son assemblée constitutive. Ils n'ont finalement pas été adoptés faute d'un quorum suffisant.
Nouvelle étape dans notre série sur les fondations, l'université lyonnaise Claude Bernard. Elle a lancé à la rentrée 2008 la « fondation Lyon 1 », destinée à renforcer le lien avec les entreprises. Son point fort ? Les entreprises peuvent savoir ce que deviennent leurs dons et même les flécher, en amont, sur l'un des 12 projets thématiques définis par l'université.
L’Association française des fundraisers (AFF) organise, les 11 et 12 février 2009, la IVe Conférence de fundraising pour l’enseignement supérieur et la recherche. À cette occasion, Educpros.fr revient sur la mise en oeuvre opérationnelle du fundraising dans les universités. Après la création des fondations vient l’heure du recrutement des personnels ad hoc, comme l’explique la directrice de l’AFF, Yaële Aferiat.











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