En bref
L'ENSAM ouvre son fundraising aux entreprises
L’Ecole nationale des arts et métiers (Arts et métiers ParisTech) passe à la vitesse supérieure dans son développement du fundraising. L’école d’ingénieur n’en est pas à sa première levée de fonds. Après avoir rôdé ses tours de table auprès des anciens élèves, en récoltant entre 350 000 et 400 000 euros par an sur trois saisons, elle souhaite les ouvrir aux entreprises.
Un Club pour les entreprises partenaires
A l’occasion de son Rendez-vous de la technologie annuel des 26 et 27 mai 2009, elle a lancé un Club des entreprises partenaires. De quoi améliorer ses contacts avec de futurs donateurs. « Jusqu’à maintenant, on manquait de structuration. Avec nos onze sites en France, les entreprises ne savaient pas à quel « guichet » s’adresser pour leurs demandes », constate Monique Rubichon, directrice du développement et de la communication de l’école.
Contre une adhésion au Club, l’école s’engage à mieux suivre les besoins des entreprises partenaires (stages à pourvoir, formation continue, formations en apprentissage, contrats de recherche…). Une personne unique à la direction des relations industrielles sera chargée de les aiguiller.
20 millions d’euros en cinq ans
Sur cinq ans, l’école ambitionne de lever 20 millions d’euros (chaires incluses mais hors taxe d’apprentissage et contrats de recherche). Les fonds sont destinés à développer des bourses, des travaux de recherche, des actions d’ouverture sociale ou à moderniser des bâtiments et des laboratoires... Des chaires sont aussi en gestation, seule ou avec d’autres écoles de ParisTech.
Les fonds seront versés à une fondation d’utilité publique existante. Les moyens de ce développement passent aussi par un budget communication plus conséquent - l’école l'a multiplié par quatre en deux ans-, et le recrutement de deux personnes.
L'ENSAM a aussi testé son crédit outre-Atlantique. L’American Friends of Arts et Métiers ParisTech, sa fondation créée l’année dernière aux Etats-Unis pour lever des fonds auprès des anciens gadzarts expatriés a reçu 530 000 $. De bons augures, alors que la campagne s’est déroulée en pleine tempête financière.
03.06.09
Aller plus loin
Encore confidentielle il y a dix ans, la fonction de fundraiser s’est imposée dans le paysage de l’enseignement supérieur allemand. Plus de la moitié de ses universités ont développé la recherche de fonds auprès des entreprises, mais aussi – phénomène nouveau – auprès des réseaux d’anciens. Une structuration progressive dans un contexte favorable au fundraising, avec l’autonomie des établissements et la politique d’excellence menée depuis quelques années. La période de crise actuelle pourrait aussi, paradoxalement, bénéficier au fundraising dans le supérieur.
Nouvelle étape dans notre série sur les fondations, l'université lyonnaise Claude Bernard. Elle a lancé à la rentrée 2008 la « fondation Lyon 1 », destinée à renforcer le lien avec les entreprises. Son point fort ? Les entreprises peuvent savoir ce que deviennent leurs dons et même les flécher, en amont, sur l'un des 12 projets thématiques définis par l'université.
L’ESC de Pau a lancé en novembre 2009 sa fondation. Total, Turbomeca, Quiksilver, Vittavi, BNP Paribas et Euralis constituent le collège des fondateurs.
Dans les universités, les annonces de création de fondation se multiplient. Nous vous proposons de nous arrêter sur les premières qui se mettent en place dans une série d’éclairages à paraître au cours des semaines à venir. Premier arrêt dans la capitale alsacienne où la future université unique est aussi en train de mettre en place une fondation partenariale. Un premier arrêt dicté par l’actualité : le 22 octobre 2008, les statuts de l’Université de Strasbourg (UdS) étaient discutés lors de la deuxième réunion de son assemblée constitutive. Ils n'ont finalement pas été adoptés faute d'un quorum suffisant.










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