En bref
L’AERES publie ses notes sur les labos et les masters
L’AERES a mis en ligne fin juillet 2008 les rapports d’évaluation des laboratoires de recherche de la vague C, correspondant aux académies de Strasbourg, Nancy-Metz et d’une partie de celles de l’Ile-de-France. Un total de 670 unités de recherche, mixtes entre université/grand organisme ou propres à une université. Chacune a obtenu une note allant de A+ pour les meilleures à C pour celles jugées les moins performantes. Pour la première fois, cette notation est mise à la disposition du public par l’organisme qui la produit.
Les labos classés par domaine de recherche
Expertisées en 2007-2008, les unités de recherche sont classées dans trois domaines : sciences humaines et sociales, sciences dures et sciences du vivant et de l’environnement. Une publication plus détaillée par rapport à ce qui était envisagé initialement : le classement par discipline ne devait intervenir qu’après l’évaluation de l’ensemble des quatre vagues de contractualisation.
Les laboratoires d’excellence en sciences dures (mathématique et physique notamment) représentent un tiers du total dans ce domaine, contre 19% en sciences du vivant et 16% en SHS. Dans ce sous-domaine, en matière de recherche, les équipes en histoire apparaissent mieux placées que leurs homologues de géographie. Idem pour les équipes de droit qui sont créditées de meilleures notations que celles d’économie et gestion.
« Les rapports sur les unités de recherche disent les choses de façon très claire même si quelques uns sont encore « tièdes ». Pour les évaluations de cette vague, l’agence a eu le temps de produire des documents communs entre évalués et évaluateurs », expliquait Jean-François Dhainaut dans son bilan après un an de présidence de l’AERES.
Les masters donnent le ton
L’AERES a également publié le 9 juillet 2008 les notations (de A à C) sur les masters et chacune de leurs spécialités pour près de 32 établissements (universités, instituts, écoles) de la vague B (comprenant un grand quart nord ouest et le sud est essentiellement). Une notation par master qui avait d’abord été écartée. Les rapports ne devaient initialement concerner, comme ce qui a été fait pour les licences, que des commentaires sur l’ensemble des diplômes, par niveau pour chaque établissement. Une publication qui est intervenue deux jours après la signature par le ministère des contrats quadriennaux (2008-2011) avec une cinquantaine d’établissements de cette vague.
19.08.08
Aller plus loin
Un an après son installation, l’AERES (agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur) vient de dresser son premier bilan. Les résultats de l’évaluation de 30 universités et 72 écoles doctorales de la vague B ont été rendus publics. Ceux des 670 unités de recherche de la vague C et des 500 licences et masters de la vague B seront en ligne en juillet. Au-delà des évaluations « intégrées » des formations, de la recherche et de la gouvernance des établissements, l’AERES travaille sur de nouveaux outils de pilotage et entend rénover les procédures d’évaluation.
La transparence n’en est qu’à ses débuts, mais c’est une première dans le monde universitaire. Près de 600 mentions de master et leurs quelque 2000 spécialités ont reçu une note de A à C rendue publique, le 9 juillet 2008, par l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES). Une obligation de transparence conforme à son décret de création. En revanche, aucune note n’accompagne encore les évaluations de licence (*).
Nouvelles procédures d’évaluation, critères d’attribution des moyens, rapport sur l’Inserm…L’AERES (Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur) est au cœur de l’actualité des derniers mois. Rencontre avec Jean-François Dhainaut, son président.
« L’idéologie de l’évaluation. La grande imposture ». Sous ce titre provocateur, le prochain numéro de la Revue Cités, à paraître le 11 mars 2009 aux PUF (Presses Universitaires de France), relance la polémique sur les nouvelles modalités d'évaluation dans l'enseignement supérieur et notamment sur le rôle de l'AERES (l'agence de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur). Educpros vous en propose en avant première les « bonnes feuilles ».
Dans une interview exclusive à Educpros, Jean-François Dhainaut, le patron de l'AERES (agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur) répond aux récentes attaques d'universitaires contre le travail de l'agence. Il dresse également de nouvelles perspectives pour l'AERES: créer un tableau de bord pour les établissements et travailler à un classement des 10 ou 15 plus grandes universités françaises.














Commentaires
thierry tétu - 20-08-08 11:08
il est clair que l\'AERES ayant une vision nationale ne tient pas compte dans ses objectifs et remarques des différences régionales et territoriales, notamment en terme de praticabilité des voies de communication entre universités voisines distantes de deux/trois heures de train ou de voiture.
Les rapprochements, PRES de coopération ou autres modalités de cohabilitation qui sont possibles voire souhaités entre grandes universités urbaines ne le sont pas au même titre pour les autres universités réparties sur le territoire (économie de moyens standardisés au plan national).
Cette approche nationalliste, si elle devait durer, est contraire aux orientations \"développement durable\" pronées par le gouvernement dans différentes lois d\'orientation (respect des formes de vie sociale et des identités territoriales de la république).
lutin - 20-08-08 09:54
l\'AERES n\'est pas une agence impartitiale et objective puisque des diplômes ayant un taux d\'insertion de 100% sur le marché du travail à moins de 3 mois et ce depuis des années ont failli ne pas être habilité, pour certains par la pression de personnes indélicates, pour d\'autre car les dossiers n\'ont pas été étudiés ! vive la bureaucratie mafieuse !
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