Les ESC face aux juridictions financières : le choc des cultures
Après Euromed, c’est au tour de l’ESC Toulouse de passer dans la moulinette de la Chambre régionale des comptes. Certains usages ont heurté les rapporteurs : le cumul d’activités de certains enseignants de l’ESC Toulouse, l’existence de dotations déconnectées de la réalité du temps de travail, ainsi que le non-respect de la procédure de mise en concurrence du Code des marchés publics pour les prestations de conférenciers dont le montant cumulé dépasse 4 000 €.
Hervé Passeron, directeur général du groupe ESC Toulouse, estime que ce dernier point est le plus problématique : « Il nous est impossible de faire un appel d’offres pour chaque vacation. Nous publierons désormais chaque année le nombre d’heures à réaliser, pour lesquelles tous ceux qui souhaitent concourir pourront se manifester. Mais nous nous réservons bien entendu le droit de choisir les intervenants les plus compétents. »
La vague des audits touchant les ESC depuis la rentrée 2007 s’inscrit en fait dans le cadre d’une enquête nationale sur les chambres de commerce et d’industrie qui externalisent la gestion de leur aéroport (Marseille, Toulouse, Le Havre, Bordeaux, Nice, Lyon...). Aucune malversation en tant que telle n’a été relevée jusqu’à présent dans les ESC contrôlées, mais les auditeurs découvrent les pratiques qui se sont développées ces dernières années dans les écoles de management consulaires. Pratiques dictées par la concurrence internationale que se livrent les business schools du monde entier pour recruter enseignants et dirigeants.
30.01.08
Aller plus loin
Le directeur général du groupe Euromed, Jean-Paul Leonardi, part précipitamment, sur décision du conseil d’administration de son établissement, selon les informations exclusives d'Educpros. L'ancien fondateur de l'ESC Grenoble laisse l'école marseillaise désormais classée dans les dix premières en France. Son adjoint Bernard Belletante lui succède.




