En bref
Echanges franco-allemands : une nouvelle page pour les sciences humaines
Transplanté de Göttingen à Francfort depuis septembre 2009, l'institut français
d'histoire en Allemagne étend son offre à l'intention des étudiants.
L'université de Francfort a été retenue parmi sept établissements supérieursallemands par le ministère français des affaires étrangères pour accueillir l'Institut Français d'Histoire en Allemagne, l'un des vingt sept Instituts Français de Recherche à l'Etranger (Ifre). Inauguré fin septembre, cet institut inédit en Allemagne est le centre névralgique des sciences humaines pour les échanges franco-allemands avec un focus particulier sur l'Histoire longue. Cette structure qui compte une douzaine de permanents, dont deux nouveaux postes occupés par des Allemands, est une émanation conjointe de l'Institut Français d'Histoire en Allemagne de Göttingen -qui rattaché au Max Planck Institut für Geschichte était en difficulté depuis la fermeture de ce dernier et de l'institut culturel français de Francfort, lui même fermé depuis plusieurs années.
Un centre névralgique des sciences humaines pour les échanges franco-allemands
L'intégration au campus de Francfort et le soutien de l'université Goethe notamment dans le financement de postes de doctorants permet à l'institut de prendre une nouvelle envergure. Hormis l'organisation de programmes de recherche, cours magistraux et séminaires et la venue de 50 chercheurs français par an à Francfort, l'institut renforcera le nombre de doctorants boursiers en fin de thèse qu'il accueillera, de deux à cinq dès février 2010 . Par ailleurs, il s'adressera pour des bourses de courte durée à des étudiants d'institutions françaises s'intéressant à tout pays sous influence germanique à une époque de son histoire. Enfin, l'institut fonctionnera comme centre d'information pour les étudiants allemands souhaitant intégrer un cursus d'études bilingue et/ou binational.
30.10.09
Aller plus loin
Le Centre Marc Bloch est un élément essentiel de la coopération franco-allemande au niveau universitaire. C’est pourquoi le désengagement annoncé du ministère des Affaires étrangères a suscité à la mi-décembre une levée de bouclier dans les milieux universitaires franco-allemands : plus de 3 000 signatures ont été recueillies en quinze jours sur la pétition de soutien, largement relayée par les médias. Parmi les signataires : la candidate sociale-démocrate à la présidence allemande de 2009, membre du conseil scientifique franco-allemand. Cette vague de solidarité a porté ses fruits : le Quai d’Orsay revoit à la baisse les coupes claires qu’il prévoyait dans le budget 2009 du centre de recherche franco-allemand de recherche en sciences sociales.
C’est la saison des classements dans l’enseignement supérieur. Juste avant la publication du classement de Shanghai 2009, le CHE (Centrum für Hochschulentwicklung) allemand a rendu public le 29 octobre les résultats de son cru 2009. Avec de bonnes nouvelles pour les universités françaises.









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