En bref
Enseignement supérieur et recherche : l'Assemblée nationale adopte le budget
Les députés n'ont pas eu l'air d'être trop dérangés par les quelque 200 personnes réunies vendredi 13 novembre 2009 devant le Palais Bourbon pour réclamer un « plan d'urgence » au profit du supérieur et de la recherche. A l'heure du déjeuner, les parlementaires ont adopté le projet de budget 2010 de la mission enseignement supérieur et recherche (Mires) ficelé par Bercy et la rue Descartes.
Ils y ont cependant apporté quelques petits ajustements comme avec le vote de cet amendement gouvernemental visant à gommer les « décalages de carrières » entre jeunes maîtres de conférences. L'assemblée a ainsi entériné un « rattrapage personnalisé » pour les maîtres de conf' qui, recrutés juste avant l'entrée en vigueur du décret « classement », se retrouvaient moins bien payés que leurs collègues recrutés a posteriori. Le montant de ce « rattrapage » pour ces "inversions de carrières" n'a pas été précisé.
Comme chaque année, le député UMP de l'Aveyron Yves Censi s'est fendu d'un amendement pour augmenter la subvention de l'Etat à l'enseignement supérieur privé: + 10,5 millions d'euros. La somme était sans doute un peu trop grosse pour passer. Le privé se contentera donc du million d'euros supplémentaire déjà acté en commission des finances. Comme tous les ans ou presque, les députés ont également tapé dans le programme de reconstruction de Jussieu pour, cette fois-ci, augmenter les crédits de l'institut Pasteur de 2 millions d'euros.
La Mires (29, 172 milliards en 2010, +5,3%) va désormais être examinée par les sénateurs. En commission des finances, ces derniers ont d'ores et déjà prévu d'augmenter le budget de l'AERES de 500.000 euros. Il s'agit officiellement de « renforcer » les capacités de l'agence et non de l'aider à payer le loyer du 20 rue Vivienne qui, à 700 euros le m2 (2,1 millions d'euros par an), est pourtant l'un des plus chers de la République comme le soulignait justement le Sénat dans un récent rapport.
17.11.09
Aller plus loin
Annoncée à l’été 2009, la contractualisation entre l’Etat et l’enseignement supérieur privé devrait se concrétiser en 2010. Près d’une soixantaine d’écoles sont potentiellement concernées parmi lesquelles les prestigieuses ESSEC, EDHEC, des écoles d’ingénieurs ou les instituts catholiques.
Rigueur à tous les étages ! Le programme d’économies drastiques de Bercy visant à redresser les finances publiques n’épargne aucun secteur. Si la recherche, l’enseignement supérieur et l’enseignement scolaire semblent ménagés dans cette politique de réduction des crédits, il n’en va pas de même pour l’aide au logement étudiant. Explications.
Plusieurs organisations syndicales appellent à une journée de grève mardi 24 novembre dans l'Education nationale. La FSU, la CGT et Sud dénoncent les suppressions de postes prévues à la rentrée 2010, le manque de moyens ou encore les modalités de réformes du lycée et de la formation des enseignants. Si le premier degré (maternelles et écoles primaires) devrait être le plus touché, l'enseignement supérieur devrait également se mobiliser.















