En bref
Loi LRU : ce qui existe un an après
Moins d’un an après la loi LRU, toutes les universités ont élu ou confirmé leur président. Un quart de nouveaux présidents ont été portés à la tête des établissements dont 14 femmes, contre dix auparavant. Les conseils d’administration ont été resserrés autour d’une trentaine de membres en moyenne, soit deux fois moins qu’avant la loi et une centaine d’entreprises –surtout des groupes industriels - y sont représentées en personnalités extérieures.
Comités de sélection et fondations
Seules neuf universités ont choisi de mettre en place un comité sélection : Aix-Marseille 2, Aix-Marseille 3, Bordeaux 2, Cergy-Pontoise, Clermont-Ferrand 1, Corte, Evry, Marne-la-Vallée, Paris 5. Deux fondations (Clermont-Ferrand 1 et Lyon 1) sont créées, une cinquantaine sont en projet dont dix devraient voir le jour avant fin 2008.
Rapprochements en cours et à venir
« C’est un nouveau paysage universitaire avec trois fusions programmées à Strasbourg, Aix-Marseille et Montpellier, dix PRES créés et trois en cours (Pays-de-la-Loire, Nord-Pas-de-Calais et Limoges-Poitiers-La Rochelle) et des rapprochements entre universités. L’opération Campus a été un moteur stratégique à Paris comme pour Paris Centre, Paris Universitas, Saclay et Aubervilliers. Pour les deux projets autour de Paris 6 et Paris 5-Paris 7, l’Etat doit les aider à se doter d’une identité immobilière et d’un plan de vie étudiante enrichie », a indiqué la ministre de l’Enseignement supérieur.
De quoi encourager les universités parisiennes, sans préciser davantage ses intentions avant que l’audit sur l’immobilier parisien (136 sites) ne soit rendu fin octobre 2008. « Je regrette que la ministre ne parle que d’immobilier et pas de projet pédagogique et de recherche. Pour le projet de Paris Centre, il n’y a aucune incertitude sur l’immobilier. Nous attendons de savoir ce que la ministre attend », répond Axel Kahn, président de Paris 5.
24.07.08
Aller plus loin
La loi LRU a redessiné les contours de la fonction présidentielle. Nous avons demandé à quatre présidents en quoi l'exercice de leur pouvoir différait. Ils s'expriment sur les rapports de force au sein de la communauté universitaire.
La Conférence des présidents d’Université (CPU) a renouvelé ses instances le 18 décembre 2008. Outre le nouveau Bureau, composé de Lionel Collet, président (Lyon 1), Simone Bonnafous, vice-présidente (Paris 12) et Jacques Fontanille, vice-président (Limoges), les présidents d’université et les directeurs d’établissements ont également procédé au renouvellement de la Commission permanente de la CPU (CP2U) et des présidents des sept commissions de la CPU.
En janvier 2009, l’université de La Rochelle fera partie des vingt premières à expérimenter l’autonomie élargie, excepté sur le plan patrimonial. Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, devait rendre visite à son président le 24 octobre sur le thème de l'autonomie. Gérard Blanchard, élu président le 21 avril 2008 avec vingt voix pour et deux abstentions, a fait de l’autonomie élargie et de l’engagement dans le PRES aux côtés des universités de Poitiers et de Limoges les éléments centraux de son programme.
Nicolas Sarkozy l’a dit et redit (encore le 22 juin 2009 devant le Congrès de Versailles) : il ne remettra jamais en cause la réforme de l’autonomie des universités. Pas toujours aidée par le président, Valérie Pécresse a tenu tête aux opposants à ses réformes pendant les quatre mois de mobilisation universitaire pour que sa loi LRU ne soit pas dénaturée. Retour sur une passe d’armes historique.








Commentaires
Pas de commentaires pour le moment
Ajouter un commentaire