En bref
Fundraising : réussir sa levée de fonds sur Internet
Pour la sixième édition de sa Conférence de fundraising pour l'enseignement supérieur et la recherche des 9 et 10 février 2011, l’AFF (Association française des fundraisers) a proposé aux fondations du secteur de rencontrer des spécialistes pour échanger sur leur projet lors de séances thématiques de « speedfundating ». Réponses d’experts sur l’utilisation du web dans les levées de fonds, à la manière du « speed dating ».
Ils sont trois à prendre place autour de Claude Pouvreau, consultant nouveaux médias chez Optimus, "une agence de marketing de la mobilisation". Le but est d'échanger sur l'utilisation du web dans le cadre d'une levée de fonds. Un rapide tour de table donne une idée de la diversité des profils. Du chargé de relations entreprises d'une école de commerce qui a "quelques années de levées de fonds" derrière lui à l'ancienne communicante d'une école d'ingénieurs qui "apprend le métier en marchant" afin de revitaliser sa fondation, chacun vient avec ses questions.
Facebook ou e-mailing
"Certains des membres de ma direction sont réticents à l'idée d'avoir une page Facebook, commence cette dernière. Ils ont notamment peur du piratage ou des commentaires désobligeants." La discussion s'engage. Chacun y va de son commentaire et Claude Pouvreau définit les grands axes : "je crois qu'il ne faut pas vouloir tout contrôler sur le Net. C'est un espace d'échanges et de discussions. L'important est de savoir bien réagir face à ces comportements. Supprimer le message, mais en prenant contact avec l'auteur afin de lui faire comprendre pourquoi."
"À qui s'adresse le web ?", enchaîne le représentant d'une ESC. "De plus en plus, à tout le monde !, lance le consultant. Ce n'est pas une question de génération mais de pratique. Clairement Facebook va plutôt s'adresser aux moins de 40 ans. A contrario, le canal e-mailing touche toutes les catégories d'âge, c'est un média très mature. Il est très facile sur Internet d'avoir un retour détaillé sur une campagne de communication. De savoir qui clique, quel chemin il parcourt..."Le mot est lancé, l'e-mailing de masse. La table s'anime, entre doutes et envies : "comment s'assurer que l'on ne spame pas trop les gens ?", "avec quelle fréquence faut-il garder contact avec les donateurs et autres prospects ?"...
Bien scénariser les campagnes de levées de fonds et d’information
"Il faut tester, il n'y a pas de règles générales. Une newsletter mensuelle est utile pour garder un contact, répond Claude Pouvreau. Mais il ne faut pas hésiter à communiquer en dehors de ce schéma en cas d'actualité chaude, à alterner sollicitation et information. Le plus important est de bien scénariser les différentes campagnes et d'être bien équipés. Prévoir des mails de bienvenue. Avoir une page de don efficace et simple d'usage. Prévoir un mail de désabonnement proposant de recevoir moins de mails. De multiples scénarios sont possibles !"
Alors qu'on aborde la complémentarité entre les différents médias, la salle commence à se remplir pour l'atelier suivant, le temps est écoulé. Comme une fin de speed dating, les participants échangent leur carte en se disant que cela a été trop court.
10.02.11
Aller plus loin
Près de 300 consultants et responsables de levées de fonds dans l’enseignement supérieur et la recherche se retrouvent les 9 et 10 février 2011, à la 6ème conférence de fundraising de l’AFF à la Cité universitaire de Paris. Un lieu prestigieux pour fêter à cette occasion les 20 ans de l’Association française des fundraisers. Celle qui a ouvert la voie en France au métier de fundraiser définissait les contours de cette profession, encore nouvelle dans l’enseignement supérieur.
A l'occasion de la conférence du 22 septembre 2011, EducPros fait le point sur le fundraising, à l'heure de la recomposition du paysage de l'enseignement supérieur.
Depuis 2007 et la loi LRU, les universités françaises peuvent faire appel à des fonds privés. Quarante et une d’entre elles ont lancé leur fondation et les chaires se sont multipliées. Les premiers écueils franchis, reste l’impression d’avoir tout juste commencé à gravir une montagne dans l’aventure du fundraising universitaire.
Véronique Giardina est directrice déléguée à la communication de l’école de management ESCEM et membre de l’ARCES (Association des responsables de communication de l’enseignement supérieur). Auteur d’une thèse professionnelle sur «la marque dans les business schools», elle revient sur ses recherches, à la veille de la conférence EducPros du 9 février 2012 intitulée «Comment améliorer son image de marque ?».
Jean-René Fourtou est président du conseil de surveillance de Vivendi et président de la fondation Bordeaux Université. Cet ancien polytechnicien découvre avec enthousiasme les avantages du milieu universitaire sur celui des grandes écoles en termes de fundraising. Il est l’invité de marque de la VIe Conférence de fundraising pour l’enseignement supérieur et la recherche (9-10 février 2011).
Alors que le fundraising apparaît de plus en plus comme un moyen de financement complémentaire des établissements d’enseignement supérieur, wdm.directinet, société de marketing relationnel, et \EXCEL, agence de collecte de fonds, ont lancé une étude visant à évaluer dans quelle mesure les étudiants et les anciens sont des donateurs potentiels.
Résultat de ce baromètre réalisé par Opinionway : universités et écoles ont encore des efforts à faire pour convaincre leurs alumni de leur apporter un soutien financier.
Les XXVe Rencontres annuelles des relations entreprises du Chapitre des écoles de management se déroulent à Marseille les 8 et 9 décembre 2011. Les écoles doivent de plus en plus faire face à la concurrence des universités dans ce domaine. Michel Rollin, directeur de l’ESC Saint-Étienne et président de la commission Relations entreprises du Chapitre de la Conférence des grandes écoles, expose les enjeux de ces partenariats.

















