En bref
L'IUF gagne une vingtaine de chercheurs
L’Institut universitaire de France (IUF) grossit ses rangs. « De manière significative », selon le ministère de l’Enseignement supérieur. Avec 22 nouveaux membres, l’effectif global de l’institut atteint 500 personnes. Paru au JO du 4 septembre 2008, l'arrêté de nomination porte cette nouvelle promotion à 112 enseignants-chercheurs.
La revalorisation des personnels en attente
Un premier pas pour le "chantier carrières", lancé par la ministre Valérie Pécresse, qu'elle n'a pas encore vraiment concrétisé. Cette annonce intervient quelques jours avant le rendez-vous pris, le 18 septembre 2008, avec les organisations syndicales pour révéler ses intentions concernant les revalorisations des carrières des enseignants-chercheurs et des chercheurs. Des mesures attendues par les personnels après les propositions des rapports Schwartz et Hoffmann remis en juillet 2008.
Reçue le 5 septembre 2008 par son directeur de cabinet à ce sujet, une délégation de la FSU (SNESUP, SNCS, SNASUB, SNEP) n’a obtenu aucune information sur ces intentions. Le Snesup-FSU dénonce un simulacre de concertation.
L'IUF en pratique
Cet institut renommé permet aux enseignants-chercheurs sélectionnés de se consacrer davantage à leurs recherches, grâce à une décharge des deux tiers de leur service d’enseignement. Ils bénéficient également de crédits de recherches spécifiques, versés chaque année à leur laboratoire et de moyens spécifiques.
Sur la promotion 2008 de chercheurs sélectionnés, 59 font partie des juniors (+9) et 53 des seniors (+13). Ils bénécifient de ce régime pendant cinq ans (renouvelables une fois pour les seniors). Les jurys de sélection sont composés de chercheurs et enseignants-chercheur, étrangers à 40 %.
05.09.08
Aller plus loin
Pour ses mesures de revalorisation des carrières de maîtres de conférences, Valérie Pécresse s’est inspirée des conditions privilégiées réservées aux enseignants-chercheurs retenus par l’IUF (Institut universitaire de France). Tout en restant dans leur établissement, ces heureux élus en bénéficient d'une décharge des deux tiers de leur service d’enseignement leur permettant de se consacrer davantage à leurs recherches. Leur laboratoire reçoit par ailleurs des crédits de recherche et des moyens supplémentaires. D’autres universités n’ont pas attendu les mesures ministérielles pour soigner l’entrée dans le métiers de leurs enseignants-chercheurs. Exemples à Limoges et Lyon 1 alors que la ministre de l'Enseignement supérieur doit annoncer des revalorisations complémentaires aux enseignants-chercheurs et chercheurs, le 20 octobre 2008.
1 commentaires
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primo - 28/09/2008 09h21
La question qui fâche : les 22 membres supplémentaires ont ils été choisis par les jurys ou par la ministre ? Parmi les membres non choisi par les jurys, n'y aurait-il pas un ami du président de la république ?







