Accueil > Collèges et lycées > Pédagogie
En bref
Les élèves français pas si mauvais en anglais ?
Début septembre 2008, Xavier Darcos le déplorait : les jeunes Français parlent mal la langue de Shakespeare…pour en faire un argument de ses cours de soutien en anglais. « Pas si mal que ça », nuance l’organisme Cambridge ESOL (*). Ce département de l’université anglaise avait été choisi en début 2008 par le ministère de l’Education nationale français pour faire passer, à titre expérimental, un test de niveau B1 (utilisateur indépendant) – le CEC (Cambridge English Certificate) – à 17 000 jeunes de section européenne en lycée professionnel. Les épreuves écrites (compréhension écrite, expression écrite, compréhension orale) se sont déroulées le 4 avril 2008. Les oraux (d’une douzaine de minutes) ont été passés dans la foulée. Et les résultats viennent de tomber…
Un test sur 17 000 volontaires de sections européennes
Verdict : 92 % de réussite, dont 59 % de niveau B1 et 33 % de niveau A2 (utilisateur élémentaire intermédiaire ou usuel), le niveau juste en dessous. "Nous sommes surpris que ce soit une telle réussite et très contents. D’autant plus que les élèves n’avaient pas reçu de préparation spéciale préalable puisqu’il s’agit d’un test et non d’un examen", a commenté Anthony Harvey, responsable de Cambridge ESOL France. Il faut dire que les lycéens testés étaient volontaires, en section européenne et que les épreuves avaient été spécialement conçues pour l’occasion… "Les questions différaient peu de celles d’un test B1 classique. Nous avons juste inséré des éléments culturels – comme le demandait le ministère – et donné la possibilité d’obtenir le niveau A2 en cas d’échec au B1", justifie Anthony Harvey. L’opération devrait être reconduite jusqu’en 2010. Avant d’être étendue à d’autres lycéens ?
(*) Cambridge ESOL est une organisation non gouvernementale à but non lucratif. Elle possède 3000 centres d’examens dans le monde et réalise plus de deux millions de certifications par an dans 135 pays.
26.09.08
Aller plus loin
Concurrents des tests américains TOEIC et TOEFL, les tests de Cambridge ESOL – so british – commencent à gagner du terrain en France. Pour preuve, l’organisme a été choisi par le ministère de l’Éducation nationale pour certifier des lycéens.









Commentaires
Krokodilo - 30-08-09 18:47
Et si on pensait en terme de liberté ? Liberté de choisir sa ou ses langues étrangères, plutôt que de se voir imposer l'anglais à l'école primaire et en 6e (souvent absence de choix). La liberté est-elle une valeur si peu prisée dans le système éducatif français ? En vérité, il ne s'agit aucunement de pédagogie, mais de guerre des langues, de pouvoir, de business et de poliitique... A quand l'aveu que l'Union européenne qu'on fabrique est anglophone ? La réforme du primaire a été d'une hypocrisie rare, et la formation en anglais -pardon : en langues- dans les IUFM ne l'est pas moins, plus de 90% en anglais ! La vraie question est celle de la légitimité de l'anglais, de la communication internationale.
jgs64110 - 30-09-08 13:55
Une confirmation de plus de l\'efficacité des classes européennes en matière d\'apprentissage des langues étrangères.
Reste à motiver nos jeunes collégiens et lycéens d\'y souscrire le plus largement possible.
Une fantastique ambition pour, notamment... les enseignants d\'anglais du primaire et du collège.
Et la prise de conscience également que faire cela pour les élèves qui ont choisi l\'anglais, peut nécessiter un renforcement de l\'apprentissage de cette langue plutôt que la \"diversification\" avec de nouvelles langues.
Pour les enseignants des autres langues, qu\'ils soient assurés que si, en fin de troisième ou de seconde par exemple, l\'élève dispose d\'un \"vrai\" niveau d\'anglais, il aura a cœur d\'apprendre de nouvelles langues. Jusqu\'au terme de leurs études.
Ajouter un commentaire