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En bref
Mastérisation : quel avenir pour la commission Marois-Filâtre ?
Faut-il quitter la commission nationale de concertation sur la réforme du recrutement et de la formation des maîtres ? C’est la question que se sont posés, ce jeudi 28 mai 2009, les présidents d’universités, lors d’une réunion plénière à la CPU (Conférence des présidents d'université).
Co-présidée par le recteur William Marois et le président de l’université de Toulouse 2, Daniel Filâtre, cette commission compte, parmi ses membres, deux autres présidents d’université. Elle a été installée par Xavier Darcos et Valérie Pécresse pour « préciser les différents aspects de la réforme du recrutement et de la formation des enseignants à partir de l’année universitaire 2010/2011 ».
Il est prévu qu’elle rende ses travaux au plus tard le 15 juillet 2009, mais les membres de la communauté universitaire ont eu le sentiment d’avoir l’herbe coupée sous le pied… avec la présentation des projets de décrets régissant les statuts des professeurs devant le CTPM, le 27 mai.
La CPU a immédiatement fait part de son « étonnement » dans un courrier adressé le jour même, à Xavier Darcos. La Conférence demande au ministre de n’annoncer que les mesures transitoires, pour que se poursuive le débat sur les dispositions permanentes au sein de la commission. Une commission qui conserve, pour l’instant, ses présidents d’université. Ces derniers ayant rejeté l’éventualité d’une démission.
28.05.09
Aller plus loin
La Conférence des présidents d'université (CPU) a suspendu, mercredi 10 juin 2009, sa participation à la commission dite « Marois – Filâtre » (désormais sans Daniel Filâtre, président de l’université Toulouse 2), de concertation sur la réforme de la formation et du recrutement des enseignants. En cause : les décrets d’application de la réforme, qui coupent l’herbe sous le pied de cette instance de réflexion.
Les annonces de Xavier Darcos sur la mastérisation, le 13 mai 2009, ont été approuvées par les syndicats et les étudiants en IUFM. Une première depuis plusieurs mois de mobilisation. Mais derrière ce satisfecit, les syndicats restent vigilants, interprétant « ce recul du gouvernement obtenu grâce à la pression des luttes », selon le SNESUP, comme une brèche dans les négociations en cours dans laquelle ils ne demandent qu’à s’engouffrer pour obtenir plus encore.













